"Du serpent-dieu des premiers âges, les ballerines essayent d'imiter la souplesse, et ainsi s'expliquent les mouvements onduleux des bras et des jambes que de savantes dislocations ont seules rendus possibles.
Des éléphants blancs - animaux sacrés dans lesquels, selon la conception bouddhique, se réincarnent les mânes des princes et des rois - le pied nu, si léger, si vivant, si gracieux des danseuses imite, ô ironie ! le balancement rythmé."
"Les costumes des danseuses cambodgiennes sont des plus somptueux. Leur premier vêtement, de fine soie, est cousu sur le corps, - éphémère maillot sur lequel elles endossent les jambières et les tuniques de drap d'or, constellées de pierreries."
D'après photo-gravure de M. Sarceau
issue du journal L'illustration, n°3301 (1906).